De la puissance de la peur

Tamara Ziebelen
il y a 6 mois | 5 min de lecture
De la puissance de la peur

Il y a quelques années, je me souviens avoir vécu mon passage de décembre à janvier d’une manière très particulière:

Questions métaphysiques en plein boum: Qui suis-je vraiment? Y a t-il vraiment un sens à ma vie? Pourquoi suis-je vivante s’il n’y a rien et que la vie n’a pas de sens?

De 2021 à 2022, s'est ajouté : "Quel est mon pourquoi ? Je ne m'en souviens plus." J'étais dans l'intellect.

La peur, les croyances et la faucille.

Je dois l’avouer, toute petite déjà, la mort me faisait peur. Je faisais souvent le même cauchemar. Je m'avançais vers une grande demeure imposante, de style colonial, et l’homme à la faucille m’attendait devant le porche. Je n’avais pas le choix, pour continuer mon chemin, je devais passer devant lui.

En grandissant, ce cauchemar s'est estompé. D'autres l'ont remplacé. Des terreurs nocturnes version adulte, qui me réveillaient la nuit en criant, réveillant l'homme qui avait la malchance de se trouver couché près de moi.

Il y a des jours où mes croyances sont fortes. Il y a des périodes où elles changent.

Quand j’étais jeune, je croyais en un Dieu chrétien, voire même catholique. Celui qui allait me punir de toutes les fautes que je commettais. Celui qui envoyait les pauvres bébés morts non baptisés en enfer, et dont le Père Fouettard aurait pu être un représentant.
Puis j’ai cru en un Dieu unique pour tous. Puis dans une force invisible à laquelle on donne de nombreux noms, Amour universel, énergie, dont on n'imagine pas à quelle point elle est puissante.


N’ayant envie d’appartenir à aucune religion, et en même temps ressentant un lien qui nous unit tous, j’ai choisi de croire en la physique quantique et l'Amour en même temps.

La RTS, le doute et la connerie.

J’ai également pris le parti du cinquième accord toltèque pour, à certains moments, douter de toutes mes croyances autant que de celles des autres. Un participant à un reportage de la RTS disait que, de son point de vue, un con est celui qui ne s’ouvre pas à d’autre idées que les siennes. Ca m'a fait sourire. J’ai choisi de ne pas être con, et je tente de l’être le moins souvent possible.

Par la suite, j'ai croisé les enseignements de nombreuses personnes oeuvrant dans le domaine de ce qu'on appelle le "développement personnel". Comme si tout développement n'était pas personnel ?

Mon préféré jusqu'à ce jour, c'est Franck Lopvet. Mais ça, c'est une autre histoire à raconter.

Métaphysique, quand tu me tiens !

Ce passage d'une année à l'autre a été le moment pendant lequel mon mental a choisi de remettre sur la table mon sentiment de vide et mes questions:

« Et s’il n’y avait rien après, est-ce que ce que je fais a vraiment un sens? »

Pendant deux jours, j’ai eu le « coeur serré », j’ai ressenti un vide intérieur. Et en même temps que je sentais ce vide, ce qui a été merveilleux, c’est que j’aie réussi à l’accepter et le vivre sans me poser la question « Pourquoi ce vide? » Je ne me suis pas non plus demandée pourquoi ces questions arrivaient là et quelles étaient les réponses.

Vider et laisser la place.

Au lieu de ça, j’ai choisi d’observer ce passage sous la vision du changement.

Un peu à l’image du poumon qu’on ne pourrait pas remplir d’un air nouveau si on ne l’avait pas vidé avant.

Comment remplir ma vie de nouveautés si je ne la vide pas avant pour laisser de la place à ce qui vient de différent? Comment pouvais-je comprendre et avoir les réponses sur ce qui allait venir si, comme je l'expérais, ce quelque chose était encore inconnu pour moi?
 

Alors j’ai vécu le vide, les pleurs sans raison, les moments de questions. Puis petit à petit, ce ne sont pas les réponses qui sont venues, ni le sens… ce sont des preuves d’amour.

Les paroles d’un ami qui semble mieux me connaître que je ne me connais moi-même. L’email de personnes chères, pas vues depuis des années, qui m'ont gardé dans leur coeur. Les paroles de mes élèves, qui me transmettent tellement de messages exprimant à quel point je les ai aidé à amener un changement positif en elles.

« Mais c’est ça le sens de tes actions » me direz-vous. Pas pour moi.

De la puissance de l'Amour.

Ce n’est pas un sens, c’est juste une vérité. A chaque fois que j’ai amené du positif à quelqu’un, c’est que mon action était guidée par l’amour.

Et tel que je le vois en cet instant, l’amour n’a pas de sens, il existe tout simplement. Et même derrière le vide, qu’on le voit ou pas, se cache l’amour.

Qu'est-ce que l'amour me dit ? Qu'on ne peut pas échouer au jeu de la vie.

Ce que cherche notre âme, c'est le sentiment d'amour le plus élevé que l'on puisse imaginer. Alors en bons chercheurs et chercheuses, pratiquons l'amour, faisons nos expériences à son sujet, choisissons par amour et pas par peur !

Aimons, aimons, aimons !

Amour ou peur Tu as le choix
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